Soutenance des projets tuteurés du master FIAG 2020 – 2021

Les étudiants de la première année du Master en Finance Islamique et Audit (FIAG) ont soutenu, le vendredi 15 janvier 2021 leur rapport de projet tuteuré devant un jury composé d’enseignants et de professionnels.

Dans son discours de bienvenue, le Recteur de l’université Al-Eemar (UAE), Dr. Mohamed Abdoulaye Bah a rappelé que la mise en place de ce programme de master est une initiative de l’UAE en partenariat avec l’école internationale de Commerce de Dunkerque – France, sous la direction du Pr. Amen ABIASSI.

Encadré par un enseignant-tuteur, un projet tuteuré est un travail collectif qui consiste à une mise en situation professionnelle de l’apprenant, réaliser au sein d’un groupe de travail d’étudiants, sous la responsabilité d’un tuteur. Il a pour vocation d’apprendre aux étudiants de travailler au sein d’une équipe, renforcer les compétences, rendre l’étudiant opérationnel et répondre à une demande réelle en analysant une situation et en proposant une solution adaptée, etc.…).

Les membres du jury

Le rapport et la soutenance du projet tuteuré font l’objet d’une notation comptabilisée pour l’obtention du diplôme de la formation.

Au total, trois groupes ont présenté leurs rapports de synthèse à savoir:

Le groupe 1 : Takaful Guinée : une micro assurance islamique

Selon les porteurs de ce projet, l’idée de créer une structure de micro assurance islamique en Guinée découle d’un constat selon lequel « malgré le développement de la finance islamique dans le monde, la Guinée reste toujours en marge de cette opportunité économique qui fait ses preuves dans le domaine de la croissance. L’inexistence des produits de la finance islamique dans la quasi-totalité des institutions financières islamiques en est une preuve éloquente. 

La création du groupe Takaful Guinée s’inscrit dans le cadre de « la réduction de la pauvreté et de protéger des personnes à faibles revenus en République de Guinée ».

D’après une étude menée par le groupe, « l‘assurance Islamique n’est pas tout à fait développée » en Guinée, mais il y a une naissance qui se fait sentir ou « on note sa présence nouvelle dans la compagnie SAAR Assurance ». C’est en partant de ce constat que le groupe a décidé de se lancer dans le secteur pour répondre à « l’aspiration de la population à une autre forme d’assurance conforme à sa foi et qui exclut toute forme d’exploitation ».

Il prévoit d’investir dans les produits de la Branche IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers) et promet que ses produits seront « conformes à l’éthique et aux principes de l’Islam » dans la souscription et au placement pour la fructification.

Le coût d’investissement prévu pour le projet s’élève à 4 352 301 200 GNF.

Les invités d’honneur

Le groupe 2 : FONGUIS (fonds guinéen de solidarité)

Le FONGUIS est un projet d’aide social qui vise à contribuer à accroître l’accès des groupes vulnérables aux services socio-économiques de base, mettant l’accent sur les orphelins.

Il prévoit de prendre en charge au moins 40 enfants orphelins de 0 à 17 ans, par an, notamment dans les domaines éducatif, sanitaire et/ou alimentaire.

Le FONGUIS est un organisme à but non lucratif qui tire ses revenus des cotisations de ses membres, de la sous-traitance avec des partenaires nationaux et internationaux évoluant dans le même cadre de la Bienfaisance, des dons, legs et toutes autres activités de nature à favoriser la mobilisation de Fonds.

Son budget de fonctionnement est prévu à 639 279 000 GNF.

les détails sont à consulter sur le blog du projet, à l’adresse suivante: FONGUIS: Qui sommes-nous ? 

Le groupe 3 : Microfinance Islamique Dogomet 

C’est un projet de l’installation d’une microfinance islamique dans la ville de Dogomet, Sous-préfecture de Dabola. Il a pour objectifs entre autres : l’accompagnement des micro-projets en milieu rural et promouvoir le financement participatif.

Ce projet de microfinance islamique aura deux modes de financement dont le premier est non-lucratif, basé sur le concept de la charité avec les produits de la finance participative (Qard Hassan, waqf, zakat.) Le second est lucratif, basé sur des produits de la finance islamique (Mourabaha, moudârabah, etc).

Le budget prévisionnel du projet est estimé à 4.288.365.000 GNF.

Après cette séance de présentations, l’heure était au tour des invités pour intervenir. Présent à cette rencontre, le représentant du ministère de la jeunesse et de l’emploi, a félicité les exposants soulignant ainsi, que « tous les projets vont contribuer à la réduction de la pauvreté dans notre pays et à créer des emplois ». Il a ensuite recommandé aux porteurs du projet de fonds social (FONGUIS) d’élargir leurs cibles bénéficiaires « aux enfants handicapés et à quelques familles dénouées ». Il estime que tous ces projets peuvent « aider la population à sortir de la précarité ».

Dr. Ahmad Diallo, représentant de la BCRG, estime quant à lui, qu’à travers cette initiative du master FIAG de l’UAE, « les gens ont découvert des nouvelles choses », et rassure que son institution est « prête à soutenir l’initiative ».

Pour sa part, Dr. A. Karim Diallo, directeur du bureau des stratégies au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a avoué avoir été « surpris » par la performance des étudiant et promet que « le MERS s’engage » à accompagner l’UAE « dans la mesure où qu’elle est sur « un créneau particulier ». Il estime qu’une « université de ce genre, on n’en trouve pas » dans le pays.

De l’avis de tous les invités, les projets tuteurés du master FIAG sont porteurs d’un avenir promoteur.

Mamadou Tafsir Baldé

Chargé des affaires culturelles

Laisser un commentaire